im±, p
2. Ibid., 14, p.. 397. Cf. Mausbagh, Ethik des heUigen Augustinus, t. I, p. 326 et siiÎT.
20 LA DOCTRINE DU iMAHIAGE SELON SAINT AUGUSTIN
affirmé du genre humain constitué en société. La Cité terrestre, celle qui vit de la foi et celle qui n'en vit pas, recherchent la paix et la concorde. L'une et l'autre les poursuivent dans cette union des citoyens qui donnent auK uns le pouvoir, aux autres la sujétion. Elles veulent chez les deux groupes, par rapport à tout ce qui intéresse la vie terrestre, un parfait accord des volontés humaines ^ car la concorde, en développant et maintenant le véritable idéal de toute la vie sociale, la paix, constitue en quelque sorte le salut d'un peuple ^.
C'est à la poursuite de cette concorde que doivent tendre dans la société civile l'obéissance des sujets et l'autorité des gouvernants, et le parfait accord des ordres du père de famille à son foyer avec les lois de l'Etat ^.
Chaque membre de la société doit, à son tour, en vertu du précepte de la charité universelle, susciter l'union cordiale parmi le plus grand nombre d'hommes possible, en multipliant les liens de l'amitié, afin que les personnes les plus isolées puissent, elles aussi, bénéficier intimement de la vie sociale ^.
Mais aucun moyen, d'après saint Augustin, n'est plus efficace pour conserver et élargir la concorde et l'amitié que l'union conjugale, où la nature humaine se multiplie par la génération. De même que la science est nécessaire pour arriver à la sagesse, et la nourriture pour conserver la santé, de même la génération dans le mariage est indispensable à l'amitié sociale; c'est d'elle que vient la propagation du genre humain, où cette amitié est un grand bien ^.