Lehrbuch der Dogmengeschichte, t. II, p. 30. Mainz
Vill PRÉFACE
doctrines, qui Tentourent et le cachent souvent. Aussi avonsnous essayé de combler cette lacune, dans la pensée que notre étude pourrait être utile à ceux qui s'intéressent aux recherches de la théologie positive des premiers siècles, et cherchent à mettre en lumière quelques points plus obscurs des enseignements augustiniens.
Notre tâche n'est pas de juger la valeur doctrinale de l'enseignement de saint Augustin. Nous nous abstiendrons d'en faire l'éloge ou la critique.
Nous nous contenterons de rechercher, les textes en main, la pensée même du saint Docteur, de la développer dans toute son étendue, de la rendre plus nette lorsqu'elle semble obscure, et de mettre en relief la connexion logique qui la coordonne et l'unifie. Nous établirons en conséquence les affirmations du saint Evêque, et y ajouterons les arguments ou les explications dont il les a corroborées. Puisque sa doctrine sur le mariage est presque exclusivement théologique, nous nous attacherons à ce caractère prédominant, en donnant la première place à l'enseignement dogmatique pour en faire découler ensuite les conclusions morales. Quant aux données relatives au côté liturgique et canonique du mariage, nous les considérerons comme accessoires, ne les mentionnant que pour rendre notre travail en quelque sorte plus complet.
Pour atteindre plus sûrement notre but, nous nous efforcerons d'expliquer saint Augustin par lui-même, en rapprochant les textes disséminés çà et là dans tous ses écrits, et en nous arrêtant sur ceux qui, selon l'ordre logique et chronologique, traduisent le mieux sa pensée. Ce travail nous amène à formuler deux observations qu'il ne faudra jamais perdre de vue dans l'examen de notre étude : l'une, concernant l'évolution historique de la doctrine du saint Docteur sur le mariage; l'autre, se rapportant aux circonstances de polémique, où il a développé ses enseignements.
Il y a à prévoir que la pensée de saint Augustin ne se présentera pas entièrement précisée au premier abord. A une époque où l'Eglise n'avait pas encore porté un jugement définitif sur sa doctrine sacramentaire, et où les auteurs