‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 36 sur 176 · Histoire des dogmes, t. Il, p · texte numérisé non relu

Histoire des dogmes, t. Il, p

premier but, bien qu'ils n'y songent pas ^. D'après Tixeront, saint Augustin n'admet qu'avec de fortes réserves que le mariage soit établi ad sedandam concupiscentiam ^, Mausbach ne s'écarte pas de l'interprétation de Tixeront, en énumérant les deux tins : la génération et l'union spirituelle et sociale des époux {proies et fides) ^.

Il faut avouer que ce n'est pas sur ce sujet que saint Augustin est le plus clair dans l'expression de sa pensée. Il semble cependant qu'une distinction se laisse entrevoir assez nettement dans sa doctrine entre le but et les biens du mariage. Si on met cette distinction à part, on pourra mentionner deux ou trois buts du mariage, et même plus encore.

Dans son apologie du mariage contre Joviniên, le saint Docteur indique les motifs de l'honnêteté de la société conjugale, en cataloguant les. biens qui en dérivent : a) la procréation des enfants; b) la société naturelle de l'homme et de la femme; c) la subordination de l'incontinence, toute vicieuse qu'elle soit, au bien de la génération des enfants; d) là modération des ardeurs de la concupiscence dans l'acte conjugal par le s^entiment de la paternité; e) la fidélité que les conjoints se doivent mutuellement ^. Il faut encore ajouter, d'une façon toute spéciale pour le mariage chrétien, le bien du sacramentum par lequel le lien de la société conjugale devient indissoluble jusqu'à la mort de l'un des époux.

Saint Augustin réduit cette énumératioii, en l'abrégeant, dans la formule indiquée plus haut : le bien du mariage consiste dans la génération et dans la fidélité conjugale ; chez le peuple chrétien, il consiste aussi dans la sainteté du sacramentum ^. Plus simplement : il y a trois biens dans le mariage : la génération, la fidélité et le sacrement s.

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