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personnes non encore liées par ce nœud afin d'étendre, autant que possible, le lien de l'union et de la concorde sociales ^. On voit cependant que c'est là un résultat de la génération ou multiplication des hommes opérée dans le mariage. Cette fin obtenue, la consanguinité s'établit et le grand bien de l'amitié sociale y trouve son épanouissement.
La répression de la concupiscence est, dans la pensée de saint Augustin, un autre bien du mariage. Une raison d'ordre psychologique, c'est-à-dire la pensée, de devenir père ou mère maintient les époux dans l'usage honnête de la concupiscence en les portant à s'en servir chastement en vue de la génération 2. En dirigeant les ardeurs de la volupté au bien de la génération, le mariage empêche encore le crime de la fornication et, en obligeant les époux à observer la fidélité mutuelle, éloigne le danger de l'adultère ^.
Ainsi, le mariage est un remède à la nature déchue, impuissante à repousser les accès de la concupiscence effrénée ^. Saint Augustin pousse ses affirmations jusqu'à déclarer que ceux qui ne peuvent pas garder la continence doivent se marier ^, et que le mariage n'est plus nécessaire à notre époque que pour les incontinents, qui peuvent ainsi se soustraire à la fornication ^.
Cependant, il suffit de lire quelques pages du saint Doc-