‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 57 sur 176 · Sermo, 9, 3, P. L., XXXVIII, col · texte numérisé non relu

Sermo, 9, 3, P. L., XXXVIII, col

6. De gen. c. Manich., II, 12, P. L., XXXIV, col. 205 : « Tune enim ordinatissime caput mulieris vir est, cum oaput virl est Christus, qui Sapientia est Dei. »

exigent cependant de leur femme une inviolable fidélité.

Par cela même qu'ils sont hommes, écrit-il, ils doivent avoir plus d'énergie pour mettre un frein aux désirs illicites de la concupiscence, et être plus portés à donner pratiquement à leur femme rexemple dé la vertu qu'ils exigent d'elle ^, Si l'homme réclame de sa femme du courage et de la persévérance, qu'il se montre lui-même fort et irréprochable; car c'est au plus robuste de remporter le premier la victoire 2. Si, au contraire, il choisit le chemin du crime, il y perdra la dignité de chef, et la femme ne sera alors tenue qu'à" s'attacher à la tête de l'Eglise, le Christ s.

C'est ainsi que l'évêque d'Hippone place la femme sous l'autorité du mari, ne la considérant pas comme une esclave, dont l'utilité ne va pas au delà des intérêts terrestres, mais comme une compagne, dont la destinée surnaturelle ne le cède en rien à celle que Dieu a indiquée à l'homme. Non moins que celui-ci, elle porte en elle-même l'image de Dieu, parce que ce n'est pas selon le corps, mais selon l'âme raisonnable, que Dieu a créé l'homme à son image et à sa ressemblance. Dans cette même âme s'opère la mystérieuse régénération surnaturelle par laquelle tous deviennent enfants de Dieu et cohéritiers de la grâce, selon la doctrine de saint Paul (Gai., ni, 28) : « Il n'y a plus ni Juif ni Gentil, ni esclave ni libre, ni homme ni femme; mais vous n'êtes tous qu'un en Jésus-Christ ^. »

D'ailleurs, quoique la femme occupe dans l'ordre social une place inférieure à celle de l'homme, et que sa condition naturelle ne l'autorise pas à obtenir une grande énergie morale, les faits cependant montrent que la faiblesse féminine témoigne souvent d'un effort plus intense que la virilité

l.-De adult. conj., II, 8, G. Y., xli, 3, p. 388.

2. Sermo, 132, 2, P. L., XXXVIII, col. 735; Sermo, 224, 3, Ibid., col. 1095; Sermo, 332, 4, Ihid., col. 1463 : « Tu vir es, ostende; vir enim a virtute, vel virtus a viro. Habes erg^o virtutem? vince libidinem... Si caput 63, duc, et sequatur; sed vide quo ducas. Caput es, duc quo sequatur; sed noli ire, que non vis ut sequatur. »

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