Serino 9, 9, P. L.,. XXXVIII, col
4. De Trinitate, XII, 7, P. L., XLII, col. 1004. — Cf. C. Faustum, XXIV, 2, G. V., XXV, p. 721.
de rhomme; — la femme lutte et emporte la victoire, l'homme s'afîaisse et succombe; le corps reste debout, la tête roule dans la poussière ^.
L'homme ne doit donc pas aimer sa femme d'une affection charnelle ou purement humaine, mais d'un sentiment de charité nourri de l'esprit de foi, ayant pour fondement le Christ 2.
ARTICLE III La fidélité conjugale. — L^adultère.
La fidélité est imposée par le contrat matrimonial; elle convient à tout mariage. — Nécessité et avantages de la fidélité. — Définition de V adultère; sa malice. — Hésitation de saint Augustin à déterminer les cas d'adultère. — Doctrine définitive sur ce point.
• L'un des grands biens du mariage est la fidélité que les époux se doivent l'un à l'autre. Saint Augustin nous apprend en quoi elle consiste : que l'homme ou la femme n'ait point de rapports charnels avec une autre femme ou avec un autre homme 3.
Le fondement de cette propriété du mariage est le contrat matrimonial lui-même, où les conjoints se donnent mutuellement le droit sur leur corps en ce qui concerne l'acte conjugal. Saint Paul l'affirme clairement (L Cor., vu, 4) : « Le corps de la femme n'est pas en sa puissance, mais en celle de son mari; de même le corps du mari n'est pas en sa puissance, mais en celle de sa femme ^. »
Puisque tout mariage emporte ce contrat bilatéral, il est