‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 60 sur 176 · C. Jul. op. imp., VI, 22, P. L., XLV, col · texte numérisé non relu

C. Jul. op. imp., VI, 22, P. L., XLV, col

5. Ibid., 30, col. 1582 : « Instituta sunt namque conjugia, ut filios patribus, et patres filiis, certos faceret pudicitia feminarum, » — Ibîd., V, 23, col. 1459 : « Habent igitur in rébus humanis honestum locum suutn nuptiae, non ut homines nascantur... sed ut ordinata propagatione

point de vue de la nature du mariage et des conséquences qui doivent en découler, la fidélité s'impose également aux deux parties.

Cependant, dans le mariage chrétien, elle ne doit pas se baser seulement sur ces raisons purement humaines.

Les infidèles la respectent, mais plutôt par un esprit de jalousie du corps de leur conjoint. Il y a là encore un bien, mais un bien charnel.

Les membres du Christ, au contraire, doivent craindre la violation de la fidélité à cause de ses funestes conséquences morales, et l'observer par amour pour Dieu ^. Cela revient à dire que seule la vertu de la fidélité, vivifiée par l'esprit de foi, peut maintenir intacte la splendeur de la chasteté conjugale, qui est la plus belle parure du mariage 2.

La valeur de la fidélité conjugale devient plus compréhensible, quand on considère la malice de l'adultère.

Qu'est-ce en effet que radultère?

Etymologiquement le mot adultère dérive de l'expression ad alterunij avec sous-entendu le verbe ire, aller à un autre^.

Il est donc la violation de la fidélité conjugale, résultant de l'acte dans lequel l'un des époux, entraîné par la propre concupiscence ou consentant à la passion d'autrui, donne son corps, en violant le pacte conjugal, à une personne autre que son conjoint K

Aucun chrétien de bonne foi ne peut douter que cette violation ne soit un crime et même un grand crime s.

nascantur; et quemadmodum. partu certae sunt matres, ita fide conjug-ii habeantur certi patres. »

1. De nup. et conc, I, 17, C. Y., xlit, 2, p. 231; Sermo, 9, 11, P. L., XXXVIII, col. 83 : « Illa enim casta et sancta femina et vere christiana, quae dolet fornicantem virum et non doiet propter carnem, sed dolet propter oaritatem. »

2. De nupt. et conc, I, 40, C. V., xlii, 2, p. 222; De bono conj., 11, C. V., XLi, 3, p. 204.

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