‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 63 sur 176 · Ibid., I, 9, p · texte numérisé non relu

Ibid., I, 9, p

5. De fide et oper., 19. Ibid., p. 79, s. : « Si omnia (impudicitia, idolatria, homicidium) non sunt admittenda ad baptismi sacramentum, inter haeo omnia est adulterium ; si autem tria illa sola excipienda sunt, etiam In his tribus est adulterium. »

qu'on ne doit pas les en priver, lorsqu'ils se trouvent dans un danger extrême, et qu'ils ne peuvent pas répondre par eux-mêmes, afin que l'eau sainte de la régénération efface en eux, avec les autres souillures, le péché de l'adultère ^. »

Pour déterminer les circonstances dans lesquelles on peut se rendre coupable d'adultère, saint Augustin n'a pas toujours apporté des arguments décisifs. Il est resté assez longtemps dans le doute, avant de fixer définitivement sa doctrine. Néanmoins au milieu de ses difficultés il entrevoyait la luinière de la vérité qui lui a servi de guide plus tard.

Ces éeueils, auxquels se heurtait sa pensée, dérivent de quelques passages de l'Ecriture.

Saint Paul dit (I Cor., vu, 10-11) : « his autem qui matrîmonio juncti sunt, praecipio non ego sed Dominus, uxorem a viro non discedere; quod si discessent , manere innuptam,

* aut viro suo reconciliari. Et vir uxorem non dimittat. » Cette parole troublait un peu l'esprit du saint Evêque, puisque l'Apôtre impose à la femme séparée de son mari de ne pas se marier à un autre, tandis qu'il prescrit au mari seulement de ne pas renvoyer sa femme. Ainsi, il est certain qu'une femme renvoyée commet un adultère, si elle se marie à un autre homme du vivant du premier; mais il est douteux, ajoute saint Augustin, que l'on doive taxer du même péché l'homme qui, après avoir renvoyé sa femme pour cause de

» fornication, en épouse une autre du vivant de la première. « Celui-ci, écrit-il, ne peut être assimilé à un autre homme qui, sans raison, quitte sa femme et se remarie à une autre. Les divines Ecritures sont tellement obscures sur le point de savoir si l'on doit le considérer comme adultère, qu'à mon avis il y a lieu d'excuser quelqu'un qui s'y trompe 2. »

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