‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 64 sur 176 · De adult. conj., I, 28. Ibid., p · texte numérisé non relu

De adult. conj., I, 28. Ibid., p

2. De fide et oper., 19. Ihid., p. 81 : « Quisquis etiam uxorem in adulterio deprehen^am dimiserit et aliam duxerit, non videtur aequandus eis, qui excepta causa adulterii dimittunt et ducunt; et in ipsis divinis sententiis ita obscurum est, utrum et iste, oui quidem sine dubio adulteram licct dimittere, adultcr lamen hal^eatur si alteram duxerit, ut, quantum

80 LA DOCTRINE 'dU MARIAGE SELON SAINT AUGUSTIN

On est un peu surpris de rencontrer le même doute dans le De bono conjugali, écrit douze ans plus tôt, et où l'Evêque d'Hippone penche assez visiblement pour Tégalité de droit chez les deux époux : « Quomodo autem viro possit esse licentia ducendae alterius, si adulteram reliquerit, cum mulieri non sit nubendi alteri, si adulterum reliquerit, non video 1. »

Saint Augustin est pour cette égalité de traitement, d'une façon peut-être même plus explicite, dans le De sermone Domini, écrit entre 393 et 396 : « Credo, simili forma, ut si dimiserit non ducat aliam, aut reconcilietur uxori ^. »

Il expose une autre difficulté. où il s'agit d'une ifemme renvoyée; a-t-elle abandonné d'elle-même son naari, ou bien a-t-elle été renvoyée malgré elle?

« Quant à ces paroles du Sauveur (Math., v, 32) — guisguis soiuiam. a viro duxerit, moechatur — ^ on peut se demander si cette femme est coupable d'adultère au même * degré que celui qui l'épousé. L'Apôtre lui ordonne de rester sans se remarier, ou de se réconcilier avec son mari, i;nâis dans le cas où elle s'en sépare volontairement. En effet, il importe beaucoup de savoir si elle l'a quitté d'elle-même, ou si elle a été renvoyée par lui. Si elle l'a quitté et en épouse un autre, elle paraît n'avoir agi que par le désir de eontracter un second mariage, ee qui est un véritable adultère. Si, au contraire, elle a été renvoyée par son mari, qu'elle désirait ne point quitter, celui qui l'épouse commet un adultère d'après la parole du Seigneur, mais il n'est pas certain qu'elle soit coupable du même crime. » Cependant il se hâte d'ajouter « qu'il est plus incompréhensible encore qu'un homme et une femme ayant commerce ensemble d'un commun accord, l'un soit adultère à rexclusion de l'autre ^ ».

Enfin, saint Augustin a exagéré le droit des conjoints sur le corps de l'autre au point de se demander s'il ne leur

existimo, venialiter ibi quisque fallatur. » — Le livre De fide et openbus fut écrit en 413.

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