‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 71 sur 176 · Ibid., II, 9, p · texte numérisé non relu

Ibid., II, 9, p

ne faut-il pas changer la loi divine à cause de ces plaintes, quoiqu'elles aient quelque apparence de raison i. »

On répondra de même, et a fortiori^ lorsqu'on alléguera le désir et le besoin d'avoir des enfants. Si, en effet, la nécessité d'éviter l'incontinence ne saurait excuser les mariages adultérins, combien moins excusables encore les rendra le désir de la postérité? D'ailleurs, ce prétexte ne causerait pas moins d'abus de la part des époux, que le précédent 2.

Enfin, la responsabilité de l'adultère retombera non pas seulement sur l'un des époux séparés, qui s'unit à une autre personne, mais encore sur celui qui épouse une femme répudiée soit pour cause d'adultère, soit pour d'autres motifs 3.

On remarquera une fois encore que l'Ecriture est dans cette question la seule source où saint Augustin puise des arguments pour affermir sa doctrine et la rendre conforme à la doctrine catholique. Il y restera attaché pour défendre la parfaite indissolubilité du mariage, qu'on aura de la peine à maintenir en dehors des bases que lui a fournies la doctrine évangélique.

ARTICLE IV Moralité de l'acte conjugal.

La moralité de Vacte conjugal et la moralité naturelle du mariage. — L'acte conjugal et la génération. — L'acte conjugal si l'homme n'avait pas péché. — Conclusions pratiques sur la moralité de l'acte conjugal. — Le devoir d'accomplir l'acte conjugal.

Ayant exposé les raisons de l'honnêteté du mariage, rien d'étonnant que saint Augustin démontre aussi l'honnêteté morale de l'acte conjugal.

Si le mariage est la société instituée par Dieu en vue de la propagation du genre humain, et de parfaire le nombre des

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