‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 76 sur 176 · De fîde et oper., 6, C. V., xli, 3, p · texte numérisé non relu

De fîde et oper., 6, C. V., xli, 3, p

tiens consacraient spécialement à la prière et à la célébration des fêtes religieuses. L'abstinence de Tacte conjugal dans ces jours était une des pénitences exigées des époux chrétiens.

L'acte conjugal outrepassant les exigences de la génération, accompli seulement pour satisfaire à la concupiscence, est un péché, mais seulement un péché véniel, s'il n'est pas contre la nature. Il est un péché, parce qu'il va au delà des bornes dans lesquelles le mariage doit se renfermer. Il n'obéit pas aux seules exigences de la génération; il fait l'homme esclave de la concupiscence ^. Alors, en effet, il ne garde pas cette juste mesure, selon laquelle l'usage du mal de la concupiscence devient honnête, savoir la volonté entraînant et réglant la volupté du corps plutôt que se laissant diriger par le plaisir de la chair 2.

Saint Paul fait remarquer l'imperfection morale de l'acte conjugal accompli dans les conditions ci-dessus, lorsqu'il dit (I Cor., VII, 5-6) : « Nolite invicem fraudare nisi ex consensu ad tempus, ut vacetis orationi et iterum ad ipsum estote, ne vos tentet satanas propter intemperantiam vestram. Hoc autem dico secundum veniam, non secundum imperium. » Qui, en effet, pourrait soutenir qu'une chose, ayant besoin d'être par donnée, est exempte de tout péché 3? Saint

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