‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 82 sur 176 · ma., 15, p · texte numérisé non relu

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3. Ibid., 17, p. 213. — Cf. De nupt. et conc, I, 9, G. V., xlii, 2, p. 222.

4. De bono conj., 18, G. V., xli, 3, p. 215 : « Neo tune liouit, nec nunc lioet, nec unquam licebit. »

Elle s'oppose directement à la fin du mariage, ou, du moins, elle ne multiplie pas davantage la génération. C'est pourquoi une femme liée à plusieurs maris serait resclave de sa volupté, et loin d'être une épouse, elle ne serait qu'une courtisane^.

En supposant même que la génération pût avoir quelque avantage à la polyandrie, dans le cas où la femme serait féconde et le mari impuissant, cette forme d^état conjugal détruirait l'unité du principe de l'autorité dans la famille, en y introduisant plus d'un chef 2.

Quoique la monogamie ne soit pas essentielle au mariage, elle lui est cependant plus naturelle que la polygamie.

L'union que Dieu établit, au début, d'un seul homme avec une seule femme, rend cette affirmation assez évidente. En agissant ainsi, le Créateur a voulu que tous les mariages fussent réglés sur celui qui présentait le meilleur exemple à imiter. L'exception qu'il a accordée plus tard au peuple d'Israël, montre que la nature permet l'union d'un seul homme avec plusieurs femmes en vue et en faveur de la fécondité; mais l'organisation primitive qu'il a donnée à la société conjugale, doit nous porter à la conclusion que l'union d'un seul homme avec une seule femme est plus en harmonie avec la modération et la continence qu'exige la dignité du mariage.

Saint Augustin en conclut que, malgré la conciliation possible entre la nature du mariage et la polygamie, celle-ci n'aurait jamais été permise aux anciens, n'eût été le motif de donner le jour à un plus grand nombre d'enfants ^.

Cette raison n'existe plus aujourd'hui. La multiplication du genre humain est suffisante sur toute la terre pour que chacun se propose plutôt de régénérer spirituellement, que d'engendrer selon la chair ^. En outre, les hommes n'ont

1. De nupt. et conc, I, 9, G. V., xlii, 2, p. 222 : « Unde si una concumbat oum pluribus, quîa non est ei hino multiplicatio prolis, sed frequentatio libidinis, conjux non potest esse, sed meretrix. »

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