De bono vid., 5-8, G. V., xli, 3, p
3. Ibîd., 9, p. 317 : « ...quae potest ergo caperc, capiat et quae se non continct, nubat; quae non coepit, deliberet, quae adgressa est, pcrseveret; ...in conjugali quippe vinoulo si pudicitia conservatur, damnatio non timetur .»
cond mariage soit un crime, ou qu'un mariage, n'importe lequel, soit une dhose mauvaise par cela seul que c'est un mariage^.
îl ne se départ point de ce principe pour juger d'un troisième ou d'un quatrième mariage, et même d'un plus grand nombre encore. Cependant, îl se trouve ici en face d'une certaine répugnance que le sentiment universel éprouve à l'égard du mariage si souvent répété, et dont il ne peut se dégager complètement. D'autre part, la doctrine inspirée ne lui suggère pas de raisons pour réprouver aucun de ces mariages. Aussi, tout en respectant le sentiment de la conscience chrétienne, il s'abrite sous l'autorité des Ecritures pour affirmer, même dans les réitéTations successives, l'iionnêteté du mariage, jusqu'à ce que d'autres arguments plus puissants l'amènent à embrasser ropinion contraire,
« Pour répondre brièvement à la question, dit-il, je déclare que je n'ose condamner aucun mariage ni dire qu'il n'y a quelque chose de honteux dans le mariage souvent répété... Pour moi, je ne veux pas trancher une question que l'Apôtre n'a pas décidée. La femme, a-t-il dit, est liée à la loi du mariage tant que son mari est vivant. Il me dit pas au premier, ou au second, ou au troisième, ou au, quatrième... Que peut-on ajouter ou retrancher à ces paroles? Je l'ignore^. »
Saint Augustin ne trouve pas moins de lumière dans la réponse que le Christ a faite aux Sadducéens, lorsqu'ils lui ont demandé de quel mari serait, à la résurrection, une femme qui en aurait eu un, ou deux, ou même sept. La réponse du Sauveur ne contient aucun mot de condamnation ou de reproche pour une telle femme. Il aurait pu dire que les femmes ayant eu plusieurs maris ne pourront pas prendre part à la résurrection glorieuse. Alors sa réponse aurait été une protestation contre le mariage répété, car elle
1. Tbid., il, p. 320 : « Haec ideo dispiito, ne arbitreris vel secundas niiptias crimen esse vel quascumque nuptias, cum slnt niiptiae, malura esse. »