‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 92 sur 176 · IMd., 12, p · texte numérisé non relu

IMd., 12, p

excliiaraît les polygaioaes siaccessifs du royaume des cieux. Mais non ; le Ckrist protesite seialemenit : « vous vous trompez, ne connaissant pas les Ecritures ni la puissance de Dieu; car au jour de la résurrection, les hommes n'auront pas de (femmes, ni Jes fiemmes de maris, puisqu'ialors on ne pourra plus mourir, mais tous seront semblables aux anges de Dieu » (Math., xxii, 29-30).

« C'est pourquoi, conclut skint Augustin, je ne veux pas choquer le sentiment commun de la décence en disant qu'une femme peut se marier, après la mort de ses maris, autant de fois qu'elle le voudra, mais je n'ose condamner non plus de moi-même sans m'appuyer sur l'autorité des divines Ecritures, les mariages, quelque réitérés qu'ils soient ^. »

Ce qui est incontestable, c'est que ces mariages répétés ne flétriront jamais d'eux-mêmes la sainteté de qui s'y engage, et que le mérite des polygames successifs ne doit pas être mesuré d'après le nombre de leurs noces, mais selon leur piété et leur ferveur religieuse.

Qu'une femme ait eu un seul mari, ou qu'elle en ait eu deux, cela ne prouve pas qu'elle soit moins vertueuse qu'une autre gardant toujours la virginité. De même, qu'une veuve ait vécu longtemps avec son mari ou qu'elle l'ait perdu aussitôt après son mariage, qu'elle en ait eu beaucoup ou peu d'enfants, si elle ne co^lbat et ne surmonte les désirs de la chair et ne sanctifie son veuvage par un esprit de piété fervente, elle deviendra moins respectable et moins digne d'éloge qu'une autre menant une vie exemplaire de zèle et d'amour de Dieu après avoir perdu son second mari, quand même elle aurait vécu de longues années dans le mariage -.

Somme toute, bien que la virginité soit préférable au veuvage, et celui-ci plus louable que les secondes noces, le ma-

1. Ibid., 12, p. 322 : « Quapropter neo contra humanae verecundiac sensum audeo dicere, ut, quoties voluerit, viris mortuis nubat femina, neo ex meo corde praeter soripturae sanctae auctoritatem quaslibet nuptias audeo condemnare. »

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