Ibid., 13-14, p
nage, quelque réitéré qu'il soit, reste toujours en lui-même un bien qu'on n'a pas le droit de condamner ^.
1. Ibid., 15, p. 326 : « Pervenimus autem. quod ad hano rem, de qua loquimur, adtinet, ut continentiam conjugio praeponamus, sanotam vero virginitatem etiam continentîa viduali et ne aliquas nuptias, quae tamen non adulteria sed nuptiae sunt, cujuslibet nostri nostrorumve propositi iaude damnemus. »
Le caractère indissoluble du lien qui unit à jamais les époux, a beaucoup préoccupé la pensée de saint Augustin.
Il a écrit un ouvrage en deux livres pour exposer ex professo la doctrine de l'indissolubilité du mariage ^ mais il a eu de la peine à arriver à des conclusions définitives sur ce sujet. La diversité des textes de l'Ecriture, le privilège établi par saint Paul, et la perplexité de la doctrine des autres saints Pères l'ont porté à reconnaître que cette question est une des plus obscures qu'on puisse trouver dans la doctrine du mariage s.
Son étude est pourtant le meilleur document de la théologie ancienne sur cette question, et une autorité dont relèvent tous les théologiens des siècles postérieurs.
ARTICLE PREMIER Indissolubilité du mariage.
La mort seule peut briser le lien conjugal, — Objection tirée de l'Ecriture contre l'indissolubilité. — Explication des textes inspirés.
Nous avons déjà remarqué que, malgré quelques hésitations en des cas particuliers, saint Augustin est parvenu à
1. De adulterinis conjugiis ad Pollentium, G. V., xli, p. 347-410. — On trouve un abrégé de la doctrine de ces deux livres dans Klee, Lefirbuch der DogmengescMchte, t. II, p. 296. — Sghwane, Op. cit., t. II, p. 876 et suiv. — Esmein, Le mariage en droit canonique, t. Il, p. 51 et suiv.