‹ La doctrine du mariage [microform]Chapitre 98 sur 176 · ma., 3, p · texte numérisé non relu

ma., 3, p

3. IMd., I, 12, p. 361 : « Sed quia non eum maritum dicit Scriptura, sed moechum, adhuo illa illius erit, a quo etiam causa fornicationis abjecta est. »

absurde, c'est-à-dire qiite I^ femme pourrait recourir à l'împudicilé pour s'affrancliir du lien qui l'attacbe à son mari ; et, ce qui est plus insensé encore, elle ne serait pas adultère en épousant un autre homme, parce que l'adultère l'aurait rendue libre à l'égard de son premier mari. « Une pareille opinion est trop contraire à 1^ vérité pour être admise, je ne dis pas par un chrétien, mais par tout homme ayant le sens commun i. »

Gomment appliquer alors à cette femime la parole de saint Paul : « la femme est liée par la loi du mariage tant que son mari est vivant » ? Son mari vit encore. Ni la mort, ni l'adultère, qu'on prétend regarder comme la, mort même, n'ont brisé le fît de ses jours. Il est vivant et il est innocent. Dira-t-on qu'il a perdu le droit sur sa femme ^?

L'évêque d'Hippone n'a pas oublié le célèbre texte de saint Mathieu (xix, 9), dont l'obscurité est encore aujourd'hui l'occasion d'une grande divergence entre les protestants et les catholiques, les uns disant que l'adultère dissaut le mariage, les autres affirmant qu*il ne le dissout pas h

Voici le texte : « Quicumque dimiserit uxorem suam, nisi ex causa fornicationis, et aliam duxerit^ moechatur. »

Pollentius interprétait : Le Christ déclare adultère celui qui, après avoir répudié sa femme, en épouse une autre; mais il exclut le cas de ce renvoi ayant pour cause la fornication. Par conséquent, si le mari a à se plaindre de l'adultère de sa femme, il peut contracter mariage avec une autre sans devenir coupable de ce crime. Ainsi,. L'infidélité de la femme rend le mari libre du lien du mariage. S'il en était autrement, le Christ aurait dit d'une manière générale : « Quiconque renvoie sa femme et en épouse une autre,^ commet un adultère », et n'aurait fait aucune exception.

Saint Augustin montre tout d'abord que cette interpréta-

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