Ibid., 4, p
3. Cf. SouARN, L'Adultère,, dans le Dictionname de théologie cath., de Vacant, t. I, col. 471 et suiv.
STABILITÉ DE LA SOCrÉTÉ CONJUGALE 123
tîon amène la fâcheuse eonclusion de rinégalîté de droits pour les deux époux, puisque la femme séparée de son mari, même pour cause de fornication, devient elle-même adultère si elle en épouse un .autre ^ tandis que l'hamme ne le deviendrait pas sï, pour le même motif, il répudiait sa femme et s'engageait dans de nouveaux liens 2.
Il ne reconnaît pas ce privilège à l'homme et ne trouve pas une exception dans le nisi ex causa fornicattoms.
Si le Christ a introduit cette particule dans son enseignement, c^est parce que de deux crimes il n'a voulu mentionner que le plus grave. Peut-on nier, en effet, que l'adultère de celui qui épouse une femme après avoir renvoyé la sienne exempte de toute impureté, ne soit plus criminel que celui d'un époux qui répudierait la sienne coupable de fornication, et en épouserait ensuite une autre? Dans ce dernier cas, il y aurait certainement encore adultère, mais il serait moins grave 3.
L'Apôtre saint Jacques s'est exprimé d'une manière sem- Mahle quand il a dit (iv, 17) : Celui qui sait le bien qu'il doit faire, et ne le fait pas, commet un péché.
De même donc qu'un homme qui répudie sa femme, hors le cas de fornication, et en épouse une autre, devient adultère, de même celui qui sait le bien qu'il doit faire et ne le fait pas, commet un péché. Pareillement, si l'on n'excuse pas de péché celui qui, ignorant le bien qu'il doit faire, ne le fait pas, — car il y a aussi des péchés d'ignorance, — on ne doit pas non plus réputer exempt d'adtiltère celui qui renvoie sa femme pour cause de fornication et en épouse une autre; mais ri est bien plus grave d'en épouser une autre après avoir répudié la sienne innocente de toute infidélité i
Saint Augustin tire cette même conclusion de la doctrine évangélique condamnant comme adultère celui qui épouse une femme renvoyée pour quelque raison que ce soit, tant