QUESTION III
Can. V : 7/ est tout à fait conjorme à la justice de déjendre sa patrie par les armes contre les barbares.
Saint Ambroise (f 897), De ojficiis, lib. I, cap. 27 (i).
203. — La force qui défend par les armes la patrie contre les barbares, qui protège les faibles, ou garantit ses alliés contre les attaques des brigands, est tout à fait conforme à la justice.
Can. VI (i) : // rend service au voleur ou au pirate celui qui lui affaiblit les membres.
Saint Jérôme (f 4io), Super Sophoniam, c. i.
204. — Quand quelqu'un diminue la force du voleur ou du pirate, et les rend faibles, leur faiblesse leur est avantageuse ; car leurs membres, dont ils faisaient antérieurement un mauvais usage, une fois débilités, cesseront de faire le mal.
202. = (1) Yves de Chartres, Decr., X, H9 ; et Panor., VIII, 57 ; Coll. tr. Part., III, 20, 47.
203. = (1) Yves de Chartres, Décret., X, 97 : et Panorm., VIII, 34 ; Coll. irium Part., III, 20, 30.
204. = (1) Yves de Chartres, Décret., X, 113 : et Panonn.. VIII, 50: Cnll. trium Part., III. 20, 41.
205. — (1) Yves de Chartres, Décret., X, 120 ; et Panorm., VIII, 58 ; Coll. trium Part., III, 20, 48 ; Coll. Crs., VIII, 112.
TRADUCTION DE LA CAUSA XXIIl 299
Can. VII (i) : Celui qui ne repousse pas l'injure Jaite à ses nlllés est semblable à celui qui la fait.
Saint Ambroise, De ojficiis^ lib. I, c. 30.
205. — La règle de la vertu, c'est, non pas de faire, mais de repousser l'injure. Celui qui, le pouvant, ne protège pas son allié contre l'injustice, est aussi coupable que celui qui la commet. C'est ainsi que tout d'abord Moïse fit l'essai de sa force naissante ; car ayant vu un Hébreu victime d'une injustice de la part d'un Egyptien, il le défendit de telle sorte qu'il terrassa l'Egyptien et le cacha dans le sable. Salomon dit aussi : « Délivrez celui que l'on conduit à la mort » (2).