‹ La doctrine scolastique du droit de guerreChapitre 170 sur 277 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

243. — Nous avons, dans] une leçon précédente (2), discuté les titres, justes et injustes, invoqués par les Espagnols pour occuper les pays de ces barbares qu'on appelle les Indiens. C'est seulement, semble-t-il, en vertu du droit de la guerre que l'on peut acquérir et conserver ces provinces : il nous paraît donc nécessaire de discuter rapidement le droit de la guerre lui-même, ce qui complétera notre étude et lui donnera un caractère plus général.

(7) Les origines du droit international (Bruxelles, 1894), p. 8. « A Suarez, dit-il quelques lignes plus loin, revient l'honneur d'exposer des vues absolument définies touchant l'existence des règles juridiques obligeant les nations » (Voir à ce sujet la traduction de Suarez, no» 518 à 533, et particulièrement le no 525).

243. — (1) Les notes marquées d'un astérisque sont celles qui se trouvent dans l'ouvrage de Victoria ; les autres émanent du traducteur.

(2) Le traité De jure belli, de Victoria, fait suite à son traité De Indis, et on voit, par les premières lignes, comment il s'y rattache.

Mais, pressé par le temps, nous ne pourrons traiter toutes les questions dont un tel sujet soulève la discussion ; nous ne donnerons donc pas à notre ouvrage l'étendue que comporteraient la grandeur et l'importance de la matière, mais celle à laquelle nous sommes limité par les circonstances. Nous nous contenterons d'examiner les propositions les plus importantes, d'en donner de très courtes démonstrations, et laisserons de côté beaucoup de questions que l'on pourrait aborder dans une semblable étude.

Nous examinerons d'abord quatre questions principales :

I. Est-il réellement permis aux chrétiens de faire la guerre ?

II. Qui est investi de l'autorité nécessaire pour faire ou pour déclarer la guerre ?

III. Quelles peuvent et quelles doivent être les causes d'une guerre juste ?

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