‹ La doctrine scolastique du droit de guerreChapitre 176 sur 277 · QUATRIÈME QUESTION PRINCIPALE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME QUESTION PRINCIPALE

Qu est-il permis défaire contre les ennemis dans une guerre juste (i) ?

256. — Première proposition. Dans une guerre juste, on a le droit de faire tout ce qui est nécessaire pour la défense du bien public. Cela est clair, puisque la fin de la guerre, c'est la défense et la conservation de l'Etat. C'est d'ailleurs le droit qu'a le particulier quand il se défend lui-même, ainsi que nous l'avons montré ; — à fortiori, l'Etat et le prince possèdent-ils ce droit.

257. — Seconde proposition. Il est permis de reprendre les choses enlevées ou leur équivalent. Cela est tellement évident qu'il n'est pas besoin de démonstration ; c'est en effet dans ce but que l'on entreprend et que l'on fait la guerre (i).

258. — Troisième proposition. On peut s'emparer des biens des

(5) *Non sine causa gladium portai : minisler enim Dei est, vindex in iram ei qui maie agit {Ad Rom., XIII, 4).

255. 3= (1) Juxta mensuram delicti débet esse plagarum modus {Deuteron., 25). Voir n" 334.

256. = (1) Voir sur le même sujet : !'• partie, n°' 86 à 97 ; — et III* partie, Suarez, n" 368 à 382, ainsi que les n" 277 à 302 (IIIo partie du De Jure Belli),

Page 1