Lévit., 18, v. 24 et
(2) *Saint Augustin, Sermo 115, de T empare ; Epiphanius, hxresi, 60; Cassian., collât. V, cap. 24.
(3) *Qusest. 20, in Josue.
345. = (l) Voir Suarez, disp. 18, de Fide, secl. 4 ; et Victoria, n» 478. Vanderpol 25
prince le pousserait à l'idolâtrie : alors d'après eux, il serait permis de déclarer la guerre à ce prince.
Cela est vrai, si le prince employait la force pour contraindre ses sujets à l'idolâtrie : hors ce cas, il n'y aurait pas là une cause suffisante de guerre, à moins que l'Etat tout entier ne demandât secours contre son prince ; car là où il n'y a pas contrainte par la force, il n'y a pas place pour la défense.
On en peut donner différentes preuves :
lO La même raison, si elle était admise, autoriserait à faire semblablement la guerre pour proléger les petits enfants.
2° Il serait de même, entre princes chrétiens, permis d'entreprendre une guerre de sa propre autorité.
3° Enfin, quelle que soit la raison pour laquelle un semblable titre pourrait être invoqué, il ne serait pas spécial aux chrétiens, mais commun à eux et aux infidèles qui adoreraient un Dieu unique : de sorte qu'ils auraient, eux aussi, le droit de défendre tous ceux qui, voulant honorer le même Dieu, seraient contraints par d'autres à l'idolâtrie.
346. — Troisième titre, à rejeter absolument (i). — Un troisième titre, c'est le domaine temporel souverain ; car les auteurs que nous avons cités prétendent, ou que les infidèles ne sont pas véritablement maîtres des choses qu'ils possèdent, ou que l'empereur ou le souverain pontife ont un domaine temporel direct sur le monde entier ; mais toutes ces assertions sont de pures inventions sans consistance, comme nous l'avons montré en traitant du domaine et des lois (2).
D'ailleurs, en supposant qu'en réalité un tel titre existât, on ne pourrait suffisamment le prouver aux infidèles, ni les forcer à croire à son existence ; donc on ne pourrait les contraindre à obéir.
D'autre part, à ce titre, le pape ou l'empereur pourraient déclarer la guerre à tous les princes chrétiens.
A ce sujet, faisons une remarque : si le pape a indirectement un pouvoir souverain dans l'ordre temporel, ce pouvoir considéré en lui-même, suppose toujours un pouvoir direct dans l'ordre spirituel : de telle sorte que le pouvoir indirect ne peut, par lui-même, s'exercer à rencontre des infidèles, sur lesquels le souverain pontife n'a aucun pouvoir direct dans l'ordre spirituel (3). Je dis: u par lui-même », car cela peut arriver par accident, comme nous le dirons plus loin. 347. — Quatrième titre (i), — Un quatrième titre que l'on invoque.
346. = (1) Voir n°s 151, 132, 417 à 419, — 465, 166, 440 à 443, — 167, 444 à 446.
(2) *Voir Suarez, lib. II, de Legibus, c. 7 ; el m Defensione fidei, lib. III, c. 1 4 et 5.
(3) Voir n» 392.