‹ La doctrine scolastique du droit de guerreChapitre 250 sur 277 · Voir à ce sujet : Suarez, n»' 345 el · texte numérisé non relu

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mais l'amilic et la société humaines. l\ir le fait même qu'un certain nombre de barbares sont convertis au Christianisme, ils sont devenus les amis et les alliés des chrétiens: or nous devons bien agir avec tous, et principalement avec ceux qui ont embrassé notre foi {2^.

Qaalricinc titre légitime :

la conversion d'une grande partie des barbares.

487. — Voici encore un autre titre : Si une bonne partie des barbares s'étaient convertis au Christianisme, même s'ils s'étaient convertis SOU8 l'influence de menaces, de craintes, ou de tout autre procédé injuste, du moment où ils seraient vraiment chrétiens, le pape pourrait, pour une cause raisonnable, soit sur leur demande, soit autrement, leur enlever leurs chefs infidèles et leur donner un prince chrétien.

Si cela est très utile pour conserver la religion chrétienne, s'il est à craindre que sous des maîtres infidèles les barbares apostasient et renient leur foi, ou qu'ils soient, s'ils ne le font pas, persécutés par leurs chefs, le pape peut, dans l'intérêt de la religion, leur donner d'autres maîtres.

I*» Selon l'opinion des docteurs et en particulier de saint Thomas (i), l'Eglise pourrait rendre libres tous les esclaves qui ont pour maîtres des infidèles, même ceux qui soot captifs à titre légitime. Innocent le dit également d'une façon formelle (2). L'Eglise pourrait donc mieux encore délivrer des sujets chrétiens qui ne sont pas aussi étroitement assujettis que des esclaves.

2'' La femme est aussi liée à son mari que le sujet à son chef, et même davantage; car elle l'est en vertu du droit divin (3), ce qui n'est pas le cas du sujet : or, dans l'intérêt de la foi, on libère une femme fidèle d'un mari infidèle si le mari la tourmente à cause de sa religion (4).

Bien plus, d'après la coutume actuellement établie, quand l'un des époux se convertit, il cesse d'être lié à son conjoint infidèle; donc, dans l'intérêt de la foi et pour éviter de lui faire courir des dangers, l'Eglise peut délier tous les chrétiens de leur devoir d'obéissance et de leur assujettissement à des maîtres infidèles, en évitant toutefois tout scandale. De là ce quatrième titre légitime.

(2) *St Paul, Ad Galat., 6.

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