PREFACE XIII
produits furent employés de suite à la couverture du grand hall de l'Exposition » (1).
Les années qui précédèrent la guerre furent pour Vanderpol des années heureuses. 11 voyait prospérer ses diverses entreprises; il recueillait quelques fruits de son apostolat; ses enfants, qui avaient grandi, commençaient à s'établir. Le 7 septembre 1912, son fils aîné Jules, ingénieur comme lui des Arts et Manufactures, épousa Mlle Marie-Louise Gonin, de Lyon. Le 10 février 1914, sa fille Anne-Marie épousait à son tour M. Edmond Legrelle, de Versailles, également ingénieur des Arts et Manufactures. Son dernier fils, Adrien, était élève à l'Ecole centrale (2).
7. Hélas, six mois plus tard, survint la guerre, et les épreuves de toutes sortes accablèrent Vanderpol. Ce fut d'abord l'effondrement de ses rêves généreux de « pacifiste » ; puis le souci que lui causa le sort des siens. Ses deux fils et son gendre étaient mobilisés. Pour faire diversion, Vanderpol prit son moyen habituel : il se mit sur les bras une occupation nouvelle. Il répondit un des premiers à l'appel du maire de Lyon pour organiser la grande œuvre municipale de secours aux blessés. Il installa lui-même, dans un local que la société du Sauvetage de Venjance possédait à l'extrémité du faubourg de Vaise, l'hôpital n*' 31 bis, « dont il fit un asile délicieux pour les victimes de la guerre ». Il se montra dans ces nouvelles fonctions un administrateur à la fois bon et ferme; mais la vie de famille, instituée par lui dans son hôpital, le dispensait de pousser cette fermeté jusqu'à la sévérité. Il appliqua à la gestion des intérêts confiés à sa garde sa forte culture scientifique, et cette gestion devint un m.odèle. Mais elle n'allait pas sans causer à V'^anderpol une énorme fatigue, dont lui, l'homme inlassable qui ne savait pas se refuser, se plaignait parfois. Il sentait sa santé ébranlée (3).
(1) Godinot, Notice précitée, p. 3.
(2) Lettre précitée de Mme Vanderpol.
(3) Ehrhard, loc. cit., p. 193,