Chapitre premier
Déclarer la guerre est un attribut de la souveraineté
§ 1. — L'autorité souveraine.
42. — Saint Augustin (CoNT. Faust., XXII, 75) expose ce principe dans les termes suivants :
L'ordre naturel qui conduit à la paix entre les hommes demande que la décision et le pouvoir de déclarer la guerre appartiennent au souverain.
Saint Thomas (n^ 216), parmi les trois conditions nécessaires à la justice d'une guerre, indique :
L'autorité du prince, d'après l'ordre duquel on doit faire la guerre : car il n'appartient pas à un particulier de faire la guerre, parce qu'il peut avoir recours pour obtenir justice au jugement de son supérieur. Ce n'est pas non plus au particulier à convoquer la multitude, comme il faut le faire pour combattre. Mais parce que le soin de l'Etat est confié aux princes, il leur appartient de défendre la cité, le royaume, ou les provinces qui se trouvent sous leurs ordres : Et de même qu'il leur est permis de les défendre par le glaive matériel contre ceux qui les troublent à l'intérieur en punissant les malfaiteurs, suivant cette parole de l'apôtre (Rom., XIII, 4) : Ce n'est pas sans moiij que le prince porte le glaive ; car il est le ministre de Dieu, pour exécuter sa vengeance contre celai qui Jait le mal, de même c'est à eux qu'il appartient de tenir l'épée dans les combats pour défendre l'Etat contre les ennemis extérieurs. Aussi le Psalmistc dit-il aux princes (Ps. LXXXI, 4) : Arrachez le pauvre et délivrez Vindigent des mains du pécheur. C'est ce qui fait dire à saint Augustin (Gont. Faust., XXlï, 74) : L'ordre naturel le plus favorable à la paix des hommes exige que la décision et le pouvoir de déclarer la guerre appartiennent aux princes (ij.
42. = {]) Primo quidem auctoritas principis, cujus raaadato bellum est geren-