CONSEQUENCES DE LA DOCTRINE ET DROITS DU VAINQUEUR
que où la loi de Justice avait comme expression : œil pour œil et dent pour dent.
(( Il y a, dit saint Jean Chrysostome {Hom. sup. Mail., 17, 4), des choses qui étaient permises dans l'Ancien Testament et qui sont défendues dans le Nouveau. Phinée tue un homme, et cet acte lui est imputé comme juste. A-braham commet, non pas seulement un homicide, mais ce qui est bien plus grave, un parricide, et il en est de plus en plus agréable à Dieu. Pierre commet un double homicide (Act., 3) : ce fut cependant une œuvre spirituelle qu'il fit ainsi. >'e considérons pas seulement les œuvres, mais les temps, les causes, la volonté, et la différence des personnes : recherchons avec le plus grand soin toutes les circonstances dans lesquelles ces actes se sont passés : nous ne pourrions autrement arriver à la vérité. »
Gomme on le voit par tout ce qui précède, que Ton considère les cas dans lesquels la guerre peut être justement entreprise, la manière dont elle doit être conduite, ou les droits qu'elle donne au vainqueur, on ne rencontre dans la Bible aucun fait, ni aucun texte, qui soit en contradiction avec la doctrine scolastique de la guerre.
Par contre, nous ne connaissons dans l'Ancien Testament aucun fait, ni aucun texte, qui puisse être invoqué à l'appui de leurs idées par ceux qui considèrent comme cause juste et suffisante la divergence de deux opinions probables (1), et font de la guerre un moyen légitime de résoudre les conflits internationaux; nous ferons d'ailleurs remarquer que dans leurs ouvrages, ils n'en ont jamais cité aucun.