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170 LA DOCTIUNE SPIRITUELLE
excuse à l'incrëdulitfi. Parmi les miracles de Notre-Seigrieur, le plus /îclatant, celui sur lequel il appelle particulièrement l'attention de ses ennemis (1) comme pour les défier et les convaincre, c'est le miracle de sa résurrection. Mais avant de donner au monde cette preuve suprême de sa mission divine, Jésus-Ciirist devait accepter les abaissements de sa Passion et de sa mort.
Pour nous prémunir contre le scandale de sa Passion et de sa mort, Jésus-Christ, sur les cîmes illuminées du Thnbord, s'entretient avec Moïse et Élie des douloureux événements qui allaient s'accomplir. Tandis que son front devient radieux comme le soleil, ses vêtements éclatants comme la neige et que les trois disciples éblouis s'écriéni: Seigneur qu'il est doux d'être ici! le Sauveur parle à Moïse et à Élie des scènes lugubres qui devaient se dérouler à Jérusalem. L'Évangile, p(.ur caractériser l'entretien de Jésus-Christ et des deux prophètes, se sert d'une expression en apparence étrange, dicebant exessiim ejiis (2), ils parlaient de l'excès dans lequel Notre-Seigneur allait tomber dans le mystère de sa Passion.
Hé quoi ! Jésus-Christ n'est-il plus cette Sagesse éternelle qui au commencement disposait toute chose avec une harmonie, un ordre, une proportion admirables ? Pourquoi donc l'Évangéliste prononce-t-il la parole que nous venons d'entendre ?
Ah ! c'est que Jésus-Christ, dans sa passion, n'a écouté que les élans de son amour et que la loi de l'amour, c'est de dépasser toute limite; aussi, l'Apôtre saint-Paul ne craint pas de dire : que l'amour du Christ a été trop