Joanes. xvin
DE SAINT THOMAS d'aQUIN. 173
« cob (1). » Sur les lèvres de Jésus-Christ, à l'heure de la Passion, elle n'a rien perdu de son efficacité; aussi les émissaires des pharisiens tombent la face contre terre. Notre-Seigneur pourrait la prononcer bientôt aux pieds des tribunaux devant lesquels il va être cité, et Gaïphe, Hérode, Pilate subiraient le même sort que leurs complices ; mais Jésus gardera le silence. Jésus autem tacebat, il fallait que les prophéties fussent accomplies.
Notre-Seigneur fut conduit devant Anne qui était chargé d'instruire la cause de ceux dont on suspectait la doctrine. Là, un serviteur le frappa au visage. On le traîna devant Caiphe. Sur la demande du grand prêtre : je t'adjure au nom du Dieu vivant, dis-nous si tu es le Christ Fils de Dieu, Jésus répond : vous l'avez dit. — Vous l'avez entendu, reprit le grand prêtre : il a blasphémé. Austôt une foule en délire se précipite sur Jésus et lui fait subir tous les outrages que peut inspirer une haine ini. placable. Cependant les Juifs ne pouvaient prononcer nue sentence capitale sans recourir au représentant de Cé<ar; Gaïphe fait donc conduire Jésus au proconsul romairi Ponce-Pilate. Pilate parfaitement convaincu de l'innocence de Notre-Seigneur eut voulu se récuser et s'en remettre à Hérode, mais Hérode ne crut pas pouvoir s(î soustraire à la juridiction de Rome et il renvoie Jésus à Pilate. Pilate pour essayer d'attendrir les Juifs par U) spectacle des souffrances de Notre-Seigneur, le fit ttagell<:r au point que, selon l'expression d'Isaïe, des pieds à la tête, il n'était qu'une plaie (2). H le présenta au peuple en disant : voilà l'homme. A cette vue le peuple s'écria :