‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 113 sur 297 · p., q. Lxv, a · texte numérisé non relu

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Nons ne traiterons ici que du sacrement de Pénitence en particulier, car l'élude des autres sacrements est plutôt du domaine de la théologie.

Le Sacrement de Pénitence est institué pour remettre les péchés commis après le baptême. Sa puissance réc;énératrice est intinie. Un homme, eût-il commis tous les crimes, eût-il amoncelé sur sa tête tous les forfaits dont la nature corrompue est capable, s'il avoue humblement ses fautes et s'il reçoit le Sacrement de Pénitence avec les conditions requises, tous ses péchés, tous, sans exception, lui sont remis.

Ici se présentent naturellement l'objection tirée d'une parole même de Notre-Seigneur. Le péché commis contre le Fils de l'homme sera remis, mais le p'ché commis contre le Saint-Esprit ne sera remis ni dans ce monde ni dans l'autre (1). Jésus-Christ semble donc assigner des limites à la vertu du Sacrement de Périitence? Pour résoudre cette difficulté, il suffit de savoir ce que les commentateurs entendent par le péché contre le Saint-Esprit. Or, un des interprètes les plus autorisés des paroles divines. Saint Augustin, nous appreni que ■(.; péché contre le Saint Esprit, n'est autre que Fimpénitence finale et Saint Thomas (2) accepte l'interprétation de l'évêque d'Hippone.

Le péché d'impénilence finale est celui que commet un homme qui, jusqu'à son dernier soupir, refuse obstinément le pardon qui lui est offert. S'il meurt dans ces sentiments, il est évident que son péché ne lui a pas été remis dans ce monde puisqu'il a repoussé le pardon ; il ne lui sera pas remis dans l'autre puisque le temps de la

i. M.itlh. XU, 32.

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