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DE SAINT THOMAS d'AQUIN. 181
miséricorde est passé et que l'heure de la justice est venue. A part ce péché, \e Sacrement de Pénitence efface toutes les fautes commises après le baptême. Mais pour obtenir cet effet, il faut le recevoir dans les conditions requises par la sainte Église.
Quelles sont ces conditions ?
Le Sacrement de Pénitence est complexe et se compose de plusieurs éléments : l'aveu des fautes et les dispositions du fidèle, l'absolution de la part du prêtre et la satisfaction imposée.
L'aveu d'abord. Notre-Seigneur a institué ses prêtres juges de la conscience des fidèles et il leur a donné le pouvoir de remettre ou de retenir les péchés lorsqu'il leur dit: Recevez le Saint-Esprit ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les rem.ettrez et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (1). Il faut donc que le prêtre sache s'il doit retenir ou remettre les péchés; or, il ne peut prononcer en connaissance de cause que s'il connaît les péchés du fidèle. Il faut qu'il soit saisi de la cause qu'il est appelé à juger, et il ne peut l'être que par l'aveu.
La confession des fautes doit être sincère (2). Ne cherchons pas de vaines excuses et n'apportons pas au saint tribunal l'arrière-pensée de nous disculper et de voiler nos faiblesses. Avouons sans détours que nous sommes tombés, il est si naturel à l'homme de faillir que cet aveu ne doit pas nous coûter lorsqu'on songe à la profondeur de nos plaies et aux perpétuelles fluctuations d'une volonté débile. La confession, du reste, n'est pénible que pour l'incurable orgueil dont nous sommes pétris, et il