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270 L\ DOCTRINE SPIHITURTJ.K DB SAINT THOMAS d'aQUIN.
créatnr.', nous invite à ne pas nous tourmenter et à avoir foi en cotte bonté souveraine qui donne leur pâture aux oiseaux du ciel et leurs couleurs éclatantes aux ileurs des champs. Hommes de peu de foi, pourquoi doutez-vous, nous dit-il? N'êtes-vous pas plus chers au cœur du père qui est dans les cienx ? (1)
Nous ne devons donc pas nous préoccuper outre mesure, et, quand nous avons accompli notre devoir, abandonnons-nous à la Providence.
Mais que cette confiance en la bonté divine ne serve pas de prétexte à la paresse, car nous n'avons le droit de compter sur elle que lorsque nous avons fait notre devoir : si fecerimus quocl dehemiis, dit saint-Thomas d'Aquin. Il serait vraiment trop facile de dire : La Providence ne peut pas m'oublier, je n'ai qu'à attendre ses bienfaits. Non, la Providence ne nous oubliera pas si nous nous soumettons à la loi universelle du travail ; mais elle sera sévère pour ceux qui auront voulu secouer le joug des pénibles labeurs. Ne l'oublions pas, en elîet, tout homme, quels que soit son rang et sa position, doit travailler. Il n'est pas nécessaire, sans doute, que chacun de nous se penche sur un sillon, le travail est multiple et tout homme doit en prendre sa part. On n'a le droit de se reposer qu'à la fin du jour, lorsque le soir se fait sur une vie laborieuse et bien remplie.
Mais au plus fort de notre ardeur, n'enchaînons pas notre âme aux biens de ce monde ; que notre travail soit sanctifié par le sentiment du devoir et par le détachement d'un cœur avide, surtout de ces biens que nous a promis le Père qui est dans les cieux.