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LA DOCTRINE Sl'lltITUELLE
Dieu en est le premier principe ; c*est lui qui imprinfie à notre volontc'^ le désir de se consacrer à son service, mais nos (•[îforts personnels ralimcntent et la soutiennent. Nous avons vu, en effet, que la dévotion est un acte de volonté; or, tout acte de volonté procède de quelque considération de l'intelligence, il faut donc diriger notre intelligence sur des sujets capables d'exciter l'ardeur de la volonté. Nous devons, en premier lieu, méditer sur les bienfaits et sur les miséricordes de Dieu. Les premiers enflamment notre amour et disposent la volonté à exécuter avec promptitude tout ce que le Bon Dieu demande de nous. Que peut-on refuser à Dieu, quand on songe aux bienfaits dont II nous a comblés ? En second lieu, la considération de nos misères et du besoin que nous avons des secours divins exclut la présomption qui nous porterait à nous confier en nos propres forces, et elle nous invite à rem.ettre noire volonté entre les mains de Dieu par un acte de soumission empressé et affectueuse (i). Il ne faut pas, en effet, que cette soumission soit contrainte et forcée, elle doit être, au contraire, le fruit de l'amour.
Saint François de Sales signale avec raison le côté affectueux de la dévotion lorsqu'il dit : «Les gens de bien « qui n'ont pas encore atteint à la dévotion volent en « Dieu par leurs bonnes actions, mais rarement, lenle- « ment et pesamment; les personnes dévotes volent en « Dieu fréquemment, promptement, et hautement. Bref, « la dévotion n'est autre chose qu'une agilité et vivacité « spirituelle, par le moyen de laquelle la charité fait ses « actions en nous, ou nous par elle, promptement et « aiïectionnément ; et, comme il appartient à la charité