‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 180 sur 297 · Introduction à la Vir, dévole: l^° partie, ch. i · texte numérisé non relu

Introduction à la Vir, dévole: l^° partie, ch. i

2. 2*. 2"'. q. Lxxxii, a. 4. ad. 3. — Saint Thomas traite ensuite de la prière. Nous renvoyons cette question à la troisième partie de cet ouvrane.

vers Lui des louanj^jes excessives; bien an contraire, nos hommages seront toujours au-dessous de Cebii auquel ils sont adressés. Mais si nous ne pouvons pas pécher par excès dans la quantité (c'est l'expression de saint Thomas) nous pouvons nous tromper dans la qualité et tomber dans la superstition.

La superstition est un acte faux, soit dans son objet, soit dans son mode (1). Il est faux dans son objet quand il ne s'adresse pas au vrai Dieu, il devient alors l'idolâtrie ; il est faux dans son mode quand il a la prétention d'honorer le vrai Dieu par des moyens défendus ou indignes de la Majesté divine ; il est alors la superstition proprement dite.

Nous n'avons pas à nous occuper des superstitions grossières, nous parlerons seulement de quelques pratiques et de quelques tendances légèrement entachées de superstition.

Peu de personnes savent lutter contre la curiosité assez naturelle, du reste, d'interroger l'avenir; et, cette curiosité est encore plus cuisante aux époques tourmentées, quand les événements tristes nous font craindre de plus grands malheurs, ou nous portent, par lassitude, à espérer un avenir meilleur. On se précipite alors sur des prophéties ; on y recherche moins leur valeur intrinsèque que l'annonce d'événements possibles ou rassurants. Quelquefois, plus les prédictions sont terribles, plus grand est leur succès auprès des gens crédules. Qui n'a lu, de nos jours, quelques-unes de ces prophéties qu'on ne peut qualifier que de ridicules tant était étrange l'audace des prétendus prophètes ?

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