II Timo, I
308 LA DOCTRINK SPIMITUELLE
« Il est digne de Dieu, dit-il, de tenir pour fait tout ce « qu'il ordonne, soit pour le présent soit pour le futur, « parce que son éternité, qui l'élève au-dessus des temps, « le rend maître absolu de l'un et de l'autre. »
« Voilà de grandes paroles que nous trouverons pleines « d'un sens admirable, si nous les savons bien développer. « Il veut dire qu'il y a grande différence entre les pro- « messes des hommes et les promesses de Dieu. Quand « vous promettez, ô mortels, de quelque crédit que vous « vous vantiez, fussiez-vous, s'il se peut, plus grands que « les rois dont la puissance fait trembler le monde, l'évé- « nement est toujours douteux, parce que toutes vos pro- « messes ne regardent que l'avenir et que cet avenir n'est « pas en vos mains : un nuage épais le couvre à vos yeux « et vous en ôte la connaissance. C'est pourquoi l'espé- « rance humaine, chancelante, timide, douteuse, sans « appui et sans fondement, ne peut mettre l'esprit en « repos, parce qu'elle le tient toujours en suspens sur un « avenir incertain. Mais ce grand Dieu, ce grand Roi des « siècles dont nous révérons les promesses, étant éternel, « immuable, seul arbitre de tous les temps, il les a tou- « jours présents à ses yeux, et lui seul en a mesuré le « cours. Gomme donc le temps à venir n'est pas moins à « Lui que le présent, il s^ensuit que ce qu'il promet n'est « pas moins certain que ce qu'il donne. Le ciel et la terre « passeront, mais ses paroles ne passeront pas ; et puisqu'il « se trouve toujours véritable, soit qu'il donne soit qu'il « promette, le chrétien ne se trouve pas moins assuré « lorsqu'il espère que lorsqu'il jouit (1). »
On ne peut exphquer ni plus clairement ni avec plus de