‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 251 sur 297 · â*, 2». q. CLXXX, a · texte numérisé non relu

â*, 2». q. CLXXX, a

les uns se rattachent à la connaissance des principes (lectures pieuses, rnédiiations, oraisons) et les autres, à la déduction des conscrpiences (amour de Dieu et pratique de la vertu.)

Nous avons vu, dans le chapitre quatrième, que la préparation à la contemplation est la purification passive sensible, mais elle exige en outre certaines dispositions particulières.

La première est la connaissance, au moins vague et confuse, de joies qui attendent 1 ame contemplative, f.a nature corrompue nous incline toujours vers les choses de la terre et elle recule devant les saintes austérités delà vertu ; elle est effrayée des difficultés delà vie contemplative et elle s'en éloigne si elle n'est convaincue par des raisons péremptoires. Mais si l'àme soupçonne les trésors que renferme la contemplation elle la recherche et la désire avec ardeur.

La seconde disposition est un grand courage. La vie contemplative, en effet, est entourée de périls, soumise à de grandes tentations et elle nous condamne à de pénibles labeurs. Les démons essayent de nous faire renoncer à l'entreprise en les exagérant encore, et il faut un courage à toute épreuve pour persister malgré tout.

La troisième et dernière disposition est la mortification unie à un silence habituel. La mortification, c'est-à-dire la pratique des vertus morales, n'appartient pas à l'essence de la contemplation, dit saint Thomas M), mais elle en est la préparation indispensable. Le tumulte des passions nous détourne de l'étude des clioses intelligibles et nous absorbe dans la préoccupation des choses sensibles ; les vertus

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