‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 258 sur 297 · i% 2*. q. LXVIII, a · texte numérisé non relu

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DE SAINT THOMAS d'aQUIN. 401

Les dons sont au nombre de sept : les dons de sagesse, d'intelligence, de conseil, de force, de science, de piété et de crainte (1). Le propre de l'amour étant de se donner, on attribue les dons à l'amonr consubstantiel du Père et du Fils, c'est-à-dire, au Saint-Esprit.

Le don d^intelligence consiste dans la connaissance claire, certaine et éminente de la vérité surnaturelle. Il donne à l'intelligence l'acuité nécessaire pour voir la vérité lumineuse et sans aucun mélange d'erreur. Il est indispensable dans la vie contemplative, parce que, grâce à lui, l'àme illuminée par l'esprit de Dieu marche en pleine lumière lorsqu'elle dirige ses regards vers les splendeurs divines. Le signe certain de la présence du don d'intelligence, c'est que l'àme en pénétrant dans les secrets divins, loin de s'enorgueillir des clartés qui l'environnent s'humilie, au contraire, à la pensée des grandeurs de Dieu. Il n'est le fruit ni de l'étude, ni de la perspicacité naturelle de l'esprit ; il résulte de l'union mystique de l'àme avec son Dieu et il lui communique cette connaissance élevée, affectueuse, des choses divines que l'on rencontre parfois et même assez souvent chez les chrétiens simples et ignorants. On ne doit pas le confondre avec la foi ; leur objet est sans doute le même, mais le don d'intelligence pénètre plus avant dans le mystère devant lequel la foi ne fait que s'incliner ; il expérimente, en quelque sorte, les vérités auxquelles la foi se contente d'acquiescer.

Pour comprendre la nature des dons il faut les mettre en parallèle avec les vertus qui leur correspondent. Or, la sagesse, considérée comme vertu intellectuelle, est la rectitude du jugement appliquée aux choses divines ;

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