Jacob, I
:2 Act. IX, 14.
40t> LA DOCTRINE SPIPITUELLE
mière ; la contemplation infuse procède d'un don du saint Esprit qui devient son principe prochain et immi-diat. Elle est de tout point surnaturelle, aussi on la désigne indifféremment sous le nom de contemplation surnaturelle, infuse, passive ou de quiétude. Avec sa netteté et sa profondeur ordinaires, Bossuet pose d'abord les principes généraux de la contemplation infuse.
« Pour éviter tout équivoque, dit-il, (1) il faut expliquer « avant toutes choses que ce qu'on appelle pâlir et (' souffrir ou endurer en cette matière, n'est pas le pàtir « et le souffrir qui est opposé à la joie et accompagné de « douleur, mais le pàtir et le souffrir qui est opposé au ft mouvement propre, et à l'action qu'on se peut donner « à soi-même...
« 11 est constant par les saintes écritures :
« 1° Que Dieu fait des hommes tout ce qu'il lui plaît, « les emporte, les entraine où il veut, fait en eux et par « eux tout ce qu'il s'en est proposé dans son conseil éter- « nel, sans qu'ils puissent lui résister, parce qu'il est « Dieu, qui a en sa main sa créature, et qui demeure « maître de son ouvrage, nonobstant le libre arbitre qu'il « lui a donné.
« Cette proposition est de la foi, et paraît incontesta- « blement dans les extases ou ravissements, et dans toutes « les inspirations prophétiques.
c< 2^ Il est encore de la Foi, que dans tous les actes de « piété il y a beaucoup de choses que nous recevons en « pure souffrance, au sens qui est opposé à l'action et au « mouvement propre.
« Telles sont les illustrations de l'entendement, et les