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comment distiiij^uerons-rious une vision vraie d'une vision!
fausse ?
On doit d'abord étudior avec le pins ?^ran 1 soin la personne qui a, ou qui prétend avoir des révél» lions. Il faut réludier en elle-même et ensuite au double point de vue des vertus théologiques et des vertus chrétiennes. Quel est son tempérament? Quelles sont ses inclinations? est-elle d'une humeur enjouée ou triste? Quelles sont les occupations auxquelles elle se livre ordinairement: sont-elles futiles ou sérieuses ? Quels ont été ses maîtres et ses directeurs ? Est-elle d'une sincérité à toute épreuve, ou se laisse-t-elle aller parfois à de légers mensonges ?
Est-elle avancée dans la voie intérieure ou commence-telle les premiers pas? Sa vie est-elle en harmonie avec ces dons extraordinaires? A-l-elle embrassé une vie de renoncement et de mortification ou est-elle incapable de supporter la moindre contradiction? A-t-elle désiré, demandé ces dons et, les a-t-elle publiés partout? N'a-t-elle pas été déjà trompée par de prétendues visions? l'intelligeiice est-elle froide et solide ou se laisse-t-ellc entraîner à tous les écarts de l'imagination? Getie personne a-t-elle les trois vertus théologales indispensables à tout chrétien, pratique-telle les vertus chrétiennes ordinaires, la douceur, la charité, le parilon des injures, Vhumilité surtout? A quel degré possèile-t-elle ces diverses venus?
Aime-t-elle à s'entretenir de choses extraordinaires: miracles visions, prophéties et y pense-t-elle souvent ?
On doit examiner ensuite le fait surnaturel en lui-même. Quelle est la vérité qui a été révélée? Est-elle en tout et pour tout conforme à la doctrine catholique ? Est-ce une opinion d'école ou une vérité de foi ? Est-elle de nature à procurer l'avancement de l'àme et l'édification du pro-
cliain ? S'il s'agit d'une apparition, il faut s'enquérir des circonstances de temps, de lien, de personne.
Mais, comme nous l'avons dit déjà dans ce prosont chapitre, c'est surtout par les effets produits qu'on peut juger les visions. Si les effets sont divins, c'est-à-dire si l'âme est plus humble, plus mortifiée, plus charitable, plus vertueuse en un mot, la cause est divine, si non, les faits quelque extraordinaires qu'ils puissent paraître doiventêtre attribués, soit à une cause naturelle soit à une ruse du démon.