‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 284 sur 297 · Le château intérieur: septièmes demeures, ch. n · texte numérisé non relu

Le château intérieur: septièmes demeures, ch. n

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touche n'est capable de TémoTivoir, les choses divines' seules sont l'objet de ses constantes préoccupations. Elle ne veut que Dieu, elle n'aspire qu'à Dieu, elle ne pense qu'à Dieu, comme l'épouse des cantiques, elle est toute à Dieu et Dieu est tout à elle (1). Ce doux abandon entre les bras de Dieu, cet oubli total de soi n'exclut certes pas le désir indestructible de la béatitude éternelle, aussi sainte Thérèse dit seulement, quel'àme ne pense pas à la félicité du ciel mais elle se garderait bien d'enseigner l'indifférence prêchée par les faux mystiques. L'àme ne pense pas au bonheur qui l'attend, elle ne fait pas un retour sur ellemême car elle n'est occupée que de Dieu, mais la vivacité de son amour loin de détruire le désir du ciel ne fait au contraire que lui donner une nouvelle ardeur, car le ciel n'est, au fond que la perfection et l'immutabilité de Tamour. Le désir du ciel est donc en proportion avec l'amour ; plus on aime Dieu plus on veut l'aimer d'une manière parfaite et immuable. Sainte Thérèse ajoute que l'àme, dans la vie unitive, ne s'occupe qu^à procurer la gloire de Dieu, or le bocheur éternel des saints dans le ciel est la manifestation la plus éclatante de la gloire de Dieu, car il est le couronnement suprême de ses œuvres, l'àme ne peut donc pas rester indifférente dans une question qui intéresse, au plus haut point, la gloire de Dieu.

3° Nous avons décrit aux chapitres iv" et xin^ les terribles épreuves auxquelles Dieu soumet les âmes qu'il destine à la vie unitive, mais quand l'heure de l'union a sonné l'hiver s'est enfui, les nuages se sont dissipés, les fleurs apparaissent et la voix de la tourterelle se fait entendre (2). L'àme jouit de la présence de Dieu et de son

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