‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 3 sur 297 · I, 2St · texte numérisé non relu

I, 2St

Ml INTUODUCTIOX.

Il se fait, entre la connaissance de Dieu et la pratique de la vertu, un admirable échange de dons réciproques. Sa connaissance nous invite à la vertu; la vertu, à son tour, en purifiant notre ame, la rend plus docile aux inspirations d'en haut, plus apte aux communications divines : à mesure que la vertu est plus parfaite, la lumière devient plus vive, et plus la lumière est éclatante, plus aussi l'âme s'efforce de réaliser l'énergique expression de saint Paul, absorheatur quod morlale est àvita(i).

C'est alors que commence l'union intime et ineffable de l'âme avec Dieu; c^est alors qu'inondée de lumière et ne voyant autour d'elle rien qui puisse apaiser sa faim divine, écrasée sous le poids d'un immense amour, elle s'écrie : « Combien de temps encore me dira-t-on : Attendez, attendez ? Quel est donc l'objet de mon attente maintenant? N'est-ce pas vous. Seigneur? Nous attendons notre Sauveur et Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui doit revêtir de sa gloire l'humilité de notre corps mortel. Nous attendons le Maître afin qu'il nous introduise au banquet nuptial. Venez, Seigneur, ne tardez pas; venez. Seigneur Jésus... (2) ».

Tels sont les deux fondements de la vie spirituelle, les effets généraux qu'ils produisent, et que nous décrirons plus tard.

Est-ce ainsi que l'on comprend aujourd'hui la vie intérieure? Sans doute, il y a beaucoup d'âmes qui

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