lu Job. c. I, lib. IV
88 Lv no'Mia.vR spiriturlf.k
La soumission à la volonté de Dieu, dans tous les cas particuliers, est en proportion avec les rapports qui unissent la volonté de l'homme avec celle de Dieu. L.s Saints dans le ciel, qui contemplent face à face la bonté divine, règlent d'après elle, leurs affections et leurs désirs, parce qu'ils voient le lien qui relie à la bonté divin3 tous les désirs de Dieu, et ils veulent, sans aucun mouvement contraire, tout ce que Dieu veut. Mais les justes qui sont encore dans l'exil, dont la volonté adhère sans doute à la bonté de Dieu s ms cependant la comprendre assez pour voir l'ordre qui y rattache tous les désirs de Dieu, restent soumis à sa volonté, malgré un sentiment contraire et qui est louable à cause du point de vue spécial où ils se placent; voilà la vérité. Il ne nous est pas défendu d'avoir, dans les événements [pénibles de la vie, un sentiment (saint Thomas dit un sentiment et non une conviction; contraire à la volonté de Dieu; mais il ne faut pas nous obstiner, et lorsque Dieu s'est prononcé, nous devons, malgré notre douleur, faire plier votre volonté sous le poids de la volonté divine. Quand, après la lutte. Dieu a triomphé, il ne nous reste plus qu'à adorer, sans les comprendre, les desseins impénétrables de la sagesse et de la providence de Dieu. J
Le saint abandon au bon plaisir de Dieu est le degré h plus élevé de la soumission à la volonté divine: « Quanc « on est bien abandonné à Dieu, on est prêt à tout : or « suppose le pis qu'on en puisse supposer, et on se jette « aveuglément dans le sein de Dieu. On s'oublie, on se « perd, et c'est là la plus parfaite pénitence que l'on « puisse faire que cet entier oubli de soi même (1). » Dieu