‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 53 sur 297 · Bossuet, Stur le parfait abandon · texte numérisé non relu

Bossuet, Stur le parfait abandon

ne fait la gnice inestimable de cet abandon complet qu'aux âmes qui ont déjà pratiqué les plus hautes vertus, et qui, pendant longtemps, ont travaillé à mourir à ellesmêmes pour ne vivre que de Dieu. Aspirons au moins à cet état sublime et disons souvent cette éloquente prière de Bossuet : « Je m'abandonne à vous, ô mon Dieu ; à votre « unitL' pour être fait un avec vous ; à votre infinité et à « voire immensité incompréhensible pour m'y perdre et a m'y oublier moi-même ; à votre sagesse infinie pour être « gouverné selon vos desseins et non pas selon mes pen- « sées ; à vos décrets éternels connus et inconnus pour « m'y conformer, parce qu'ils sont tous également justes; « à votre éternité pour en faire mon bonheur; à votre « toute puissance pour être toujours sous votre main ; à « votre bonté paternelle afin que, dans le temps que vous « m'avez marqué, vous receviez mon esprit entre vos bras ; « à votre justice en temps qu'elle justifie l'impie et le pé- ' cheur, afin que d'impie et de pécheur vous le fassiez « devenir juste et saint. Il n'y a qu'à cette justice qui punit « les crimes que je ne veux pas m'abandonner, car ce « serait m'abandonner à la damnation que je mérite : ' t a néanmoins. Seigneur, elle est sainte cette justice « comme tous vos autres attributs ; elle est sainte et elle « ne doit pas être privée de son sacrifice. Il faut donc « aussi que je m'y abandonne. Et voici que Jésus-Christ « se présente afin que je m'y abandonne en Lui et par Lui. a Donc, ô Dieu saint, ô Dieu vengeur des crimes, j'adore « vos saintes et inexorables rigueurs, et je m'y abandonne « en Jésus-Christ qui s'y est abandonné pour moi afin de « m'en délivrer (1). »

i. Discours sur l'acte d'abandon ù Dieu.

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