‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 57 sur 297 · I p., q. XXI. a · texte numérisé non relu

I p., q. XXI. a

vie, d'inestimables bienfaits et il promet le centuple aux efforts de leur vertu. Il leur dit par la bouche des prophètes : Une femme peut-elle oublier son enfant et n'être pas miséricordieuse pour le fils de ses entrailles ? Et si elle ne se souvenait plus de lui, moi je ne t'oublierai pas (1). Eplira/lm est mon fils bien-aimé et mon enfant chéri, depuis que j'ai commencé à parler de lui je l'ai toujours en ma mémoire; mes entrailles sont attendries et je suis ému de tendresse pour lui (2). Le vénérable Louis de Grenade énumère (3) les bienfaits de la miséricorde de Dieu à l'égard des saints. Le premier et le principe de tous les autres est la grâce du Saint-Esprit. Or, la grâce est une participation de la nature divine, de la sainteté, de la bonté, de la pureté, de la grandeur de Dieu. Elle nous élève au dessus des faiblesses humaines, elle nous revêt de la force de Dieu, elle fait couler dans nos veines les flots d'une vie nouvelle et nous pouvons dire avec saint Paul: Je vis oit plutôt c'est Jésus- Christ qui vit en moi. Elle ajoute à la lumière de la foi les dons de sagesse et de science pour nous faire pénétrer et approfondir les mystères divins ; et lorsque, dans l'abondance de ses lumières, l'âme juste entend retentir la voix de Dieu, elle s'écrie, comme l'épousé des cantiques: Mon cœur s'est fondu d'amour quand mon bien aimé a parlé. C'est l'effet de cette promesse de Notre-Seigneur : VEspritSaint que mon Père vous enverra en mon nom vous enseignera toute chose et vous fera comprendre tout ce que je vous ai dit (4).

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