‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 67 sur 297 · Cité de Dieu, liv. I, ch. viii · texte numérisé non relu

Cité de Dieu, liv. I, ch. viii

â. Eccl., II, t. 14.

3. Ces paroles de saint Thomas contieuneut eu oerme la théorie^ célèbre de la prémotion physique, la seule explication plausible dfj lu liberté; mais on comprendra que nous ne la développions pas ici.-

DE SAINT THOMAS d'aQUIN. 111

ineffable Providence, qui ne permet les épreuves de cette vie que pour nous faire désirer avec plus d'ardeur le jour béni où nos regards se consoleront des ombres de l'exil dans les visions de la patrie. Si la vie de ce monde n'&vait pour nous que dos sourires, nous oublierions peutêtre que nous n'avons pas ici-bas une demeure permanente (1) et que nous devons, comme les enfants d'Israël, fixer pour un moment nos lentes dans le désert (2). Attendons patiemment le retour de ceux, c'est-à-dire des saints, que le véritable Moïse a envoyés à la découverte de la Terre Promise. Ils l'ont entrevue du sommet des montagnes (3) c'esl-à-dire, des hauteurs sublimes où leur vertu les a élevées ; mais ils n'ont pu en cueillir les fruits qu'après avoir passé le torrent (4) où mugissent les tlotsde toutes les afïlictions humaines. Leur retour parmi nous, c'est-à-dire les exemples qu'ils nous ont laissés, et dont l'imitation fidèle les ressuscite sous nos yeux, nous dira que cette terre o/( coulent le lait et le miel est entourée de puissantes murailles et habitée par une vaillante race ; et que, si nous voulons, comme eux, savourer un jour la douceur de ses fruits, il faut, dès maintenant, nous résoudre à des labeurs, à des combats, à des épreuves, dont nous sortirons vainqueurs à condition de compter moins sur nos propres forces que sur la grâce toute-puissante de la Providence de Dieu.

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