‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 8 sur 297 · Hoin., I · texte numérisé non relu

Hoin., I

;i. Soliloques, xxxi.

XVIII INTRODUr.TION.

Le monde pouvait donc trouver Dieu dans la contemplation des œuvres de sa sagesse : et pourtant, dit saint Paul, la sagesse humaine n'a pas su connaître les œuvres de la sagesse de Dieu (1;. Elle est répandue sur toute chose (2) et l'homme aurait pu la voir, comme un disciple comprend la science du maître en écoutant sa parole. Dieu était dans le monde qui a été fait par lui, et le monde ne l'a pas connu. Il cherchait Dieu sans doute ; mais, comme l'épouse des Cantiques, il le cherchait pendant la nuit; aussi Une l'a pas trouvé: Ptiion inveni.

Ceux qui s^arrétent après ces premiers efforts n'ont qu'un désir vague, qu'une aspiration indéterminée vers le bien suprême ; ils se découragent devant les premières difficultés. Leurs bonnes résolutions s'évanouissent et ils retombent dans leur sommeil. Le désir de Dieu ne doit pas être aussi fugitif, si l'on aspire sérieusement à la vie intérieure ; il doit être au contraire semblable à celui du prophète quand il disait : « Gomme le cerf soupire après une fontaine d'eau vive, ainsi mon àme soupire après vous, ô mon Dieu. » Saint Thomas, commentant ce psaume, dit que le prophète a choisi la comparaison du cerf parce que, de même que le cerf, traqué par les chasseurs et dévoré par les ardeurs de sa fuite, désire une fontaine où il pourra se désaltérer, ainsi l'àme poursuivie par les ennemis qui veulent sa perte, et brûlante encore du feu des convoitises à peine

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