Lûc. cit., a
DB SAINT THOMAS d'aQUIN- 129
éperciite jusqu'aux cieux et que les cieux prolongent d'é- 'hos en échos jusque dans l'infini ; caria terre et les cieux entonnent un cantique que l'homme écoute pour ajouter me note aux strophes étincelantes qui montent des >l.îmes, que murmurent les vieilles forêts, qui mugissent lans les tempêtes, qui s'élèvent sous les pas harmonieux l(^s étoiles et dont tous les accords réunis forment l'hymne universel où se confondent les voix de l'homme, de la Hréalion et de Dieu.
I Quelquefois la voix de Dieu prenait des accents plus fdoux et elle disait: a Lève- toi, hâte-toi, 6 mon amie, à ma hien-aimée, car V hiver a fui et les fleurs appa- Graissent déjà dans nos campagnes (1). » Mais quelque puissante que soit la voix de Dieu dans la nature, quelque rsuaves que soient les secrets révélés à l'Épouse des cantiques, il fallait à l'homme, pour affermir sa foi, une parole plus claire, plus persuasive et qui ne lui arrivât plus comme un écho, ou entourée des ombres prophétiques. Grâce au mystère de l'Incarnation, nous avons entendu cette voix plus claire de Dieu, car il nous a parlé comme un homme parle à un homme. L'Incarnation a donc affermi noiro foi, elle a aussi ravivé notre espérance.
Dieu nous fait un devoir d'espérer pour la vie future le bonheur qu'il a préparé à ses élus, mais la vue de nos ingratitudes et de nos chutes nous permet-elle cette confiance inébranlable qui doit être notre consolation dans nos épreuves et le gage assuré de notre salut? Si nous n'envisagions que notre indig-nité, non, nous ne trouverions aucun motif solide à notre espérance. Mais quand nous nous souvenons qu'un Dieu nous a aimés au point