‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 87 sur 297 · Voir Contmson, liv. IX, dis». III, c. ii · texte numérisé non relu

Voir Contmson, liv. IX, dis». III, c. ii

DB SAINT THOMAS d'aQUIN. 143

Toute-Puissance, n^avait nul besoin de dtoéter l'Incarnalion, car la création d'un seul être suppose une puissance infinie, par conséquent la preuve est nulle (1).

Nous croyons donc plus sûr de nous en tenir simplement à l'Écriture et à la tradition de l'Église, qui chante dans son symbole : « Propter nos homines et proptcr nostram salutem descendit de cœlis », et dans la bénédiction du cier?[e pascal : « Heureuse faute qui a mérité un tel Rédempteur ».

La thèse que nous soutenons est, bien plus que la doctrine scotiste, capable denous faire comprendre, dans une certaine mesure, l'immense amour de Dieu pour les hommes, et l'inépuisable trésor de ses miséricordes. Non, ce n'est pas pour se complaire dans la contemplation d'un chef-d'œuvre d'une valeur infinie que Dieu a décrété incarnation, c'est pour nous racheter du,péché et nous rendre noire félicité perdue. 11 a eu pitié de nous, il a oublié nos ingratitudes, il n'a pas rougi de nos misères puisqu'il les a acceptées toutes, à part le péché; il est ce vrai Samaritain, dont il est dit dans l'Évancjile (2) : « Un homme allail de Jérnsalew d Jéricho ; il tomba entre les mains des voleurs qui le dépouillèrent, le couvrirent de plaies et le laissèrent presque mort. Il arriva qu'un prêtre passait sur la route, il le vit et s^en alla ; un lévile fit de même. Mais un sawarilain qui suicail le même rlieniin fut ému de pitié. Il lava et banda ses plaies, il !j répandit de rhuile et du vin et, le prenant avec lui, il le conduisit dans une hôtellerie, et, présentant deux deniers, il dit : atjez soin de lui et, d mon retour, je rembourserai tout ce qu'il aura dépensé ».

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