NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
Et elle enfanta son premier-né, elle Venveloppa de langes et le déposa dans une crèche : il n'y avait pas de place pour eux dans les hôtelleries.
Et des hergers se trouvaient dans la même contrée, ils gardaient leurs troupeaux pendant la nuit.
Et voilà que Fange du Seigneur leur apparut , et la clarté de Dieu les environna et ils furent saisis d'une grande crainte.
Et range leur dit: Ne craignez pas, je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple le svjet d'une grande joie :
Un Sauveur vous est né aujourd'hui dans la cité de David, c'est le Christ Seigneur.
Et voici le signe auquel vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et déposé dans une crèche.
Et tout-à-coup une grande multitude d'esprits célestes '' joignit à Vange, et ils disaient :
Gloire à Dieu au plus haut des deux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté (i).
C'est par ces paroles que l'Évangile annonce la venue de Celui que les patriarches avaient attendu, que les prophètes avaient prédit et qui était le désiré des collines éternelles (2). Jamais Thumanité n'avait vu Dieu de si près, et il est impossible de ne pas être frappé du caractère uniqne,querevêtcettemanifestationsuprêmede]aDivinité.
Tandis qu'avant la naissance du Sauveur, Thomme était saisi d'épouvante à l'approche de Dieu, l'ange dit aux bergers : ne craignez pas, je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie. Qu'il y a loin de ce doux cantique des anges sur la grotte de Bethléem, aux éclats de la foudre qui prosternait aux pieds du Sinaï les enfants d'Israël t II y a toute la distance qui sépare la loi nouvelle de la loi ancienne.
Voici comment Bossuet explique cette doctrine qui touche au fond même du christianisme :
« Depuis la malédiction qui fut prononcée contre nous « après le péché, il est demeuré dans l'esprit des hommes « une certaine frayeur des choses divines, qui non seulece ment ne leur permet pas d'approcher avec contiance de « Dieu, de cette majesté souveraine, mais encore qui les (( épouvante devant tout ce qui paraît de surnaturel. « Malheur à moi! dit le prophète Isaïe, car j'ai vu le « Seigneur des armées. » Tout est plein de pareils exem- « pies. Quel est ce nouveau malheur qui fait trembler un « si grand prophète? Quel malheur d'avoir vu Dieu? Et « que veulent dire tous ces témoignages, et tant d'autres « que nous hsons dans les Écritures ? C^est qu'ils veulent