‹ La doctrine sur la Vierge MArie, ou marialogie de saint Thomas d'AquinChapitre 35 sur 71 · III. qu. 8, a. 1 sqq · texte numérisé non relu

III. qu. 8, a. 1 sqq

2. lu Christo non solum fuit gralia sicut in quodam homine singulari, sed sicut in capite tolius ecclesiEe, ciii omnes uniuntur sicut capiti membra, ex quibus constituitur mystice una persona. III. qu. 19, a. 4. — Cbristus enim, in quantum bomo, est mediator Dei et hominum, ut dicitur primœ ad Tim. 2. Et ideo oportebat, quod baberet gratiam etiam in alios redundantem, secundum illud Joan. 1. De jilenitudine ejiis om7ies accepimus et gratiam pro gvatia. Ib. qu. 7, a. 1, c; III. dist. 18, qu. 1, a. 6, sol. 1, 2«.

3. Ex hoc aulem quod a Christo ad alios gratia et veritas derivantur, conveuit ei, ut sit caput Ecclesiae. Nam a capite ad alla membra.

l'idéal des justes, causa exemplaris, celui auquel tous doivent ressembler (Rom., viii, 29) ; il n'est pas seulement le médiateur, celui qui a mérité la grâce pour tous les autres, causa meritoina, mais il est encore, selon la pensée si profonde de saint Thomas interprète fidèle de la doctrine révélée, l'organe vivant et toujours en activité, qui exerce une influence physique immédiate sur tous ses membres, causa iiistrumentalis; il est la source vive de la grâce, de l'abondance de laquelle nous avons tous reçu une grâce à la suite d'une autre (Jean, i, \Q) '. De même que dans l'ordre naturel. Dieu est le principe de tous les êtres, ainsi dans l'ordre surnaturel, l'humanité sacrée de Jésus-Christ, par son union avec la divinité, est devenue le principe de toutes les grâces, la source inépuisable des dons divins pour tout le genre humain -. « Par l'incarnation du Verbe éternel, la grâce divine a pris substantiellement racine dans l'humanité, remplissant tout d'abord d'une vie surnaturelle l'âme sacrée du Seigneur, unie personnellement avec la divinité, la fécondant, l'embellissant, la glorifiant dans toutes ses puissances. De là elle se répand sur les hommes qui sont physiquement unis au Christ

quae sunt ei conformia in natura, quodammodo sensus et motus derivantur : sic a Christo et gratia et veritas ad alios liomines derivantur, unde ad Eph., i, 22 : « Et ipsum dédit caput supra omnem Ecclesiam, quce est corpus ejus. » Cornp. theoL, c. 214, cire. fin. — Cf. III. dist. 13, qu. l,a. 2, sol. i.

1. III. qu. 7, a. 1, 3»; Cf. De verll., qu. 29 : de gratia Cliristi, a. i.

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