‹ La doctrine sur la Vierge MArie, ou marialogie de saint Thomas d'AquinChapitre 39 sur 71 · Comp. thcoL, c. 223, in. f · texte numérisé non relu

Comp. thcoL, c. 223, in. f

4. Beata Virgo, ait Ambrosius, est mater, imoet aviaEcclesise, quia eum peperit, qui caput et parens est Ecclesiae. Cornel. a Lap. In Cant., IV, 7.

5. Maria non solum spiritu, verum eliam corpore et Mater est et Virgo. Et Mater quidem spiritu memhrorum Capitis noslri quod nos sumus, quia cooperata est caritate, ut fidèles in Ecclesianascerentur, qu£E illius Capitis membra sunt, corpore vero ipsins Capitis Mater. S. Aug. De sanct. Virrj., c. 5.

la Vierge Marie dans réconomie de la Rédemption exige qu'elle possède une plénitude de grâce qui y corresponde ^ Comme dans le plan de la Rédemption elle était dès le principe destinée par la divine providence à prendre part à l'œuvre accomplie par son fils, elle a reçu la grâce dans une mesure si pleine, qu'elle n'eue st pas seulement sanctifiée dans sa propre personne, son âme et son corps, mais encore qu'elle la répand pour la sanctification de tous les autres hommes. S'il arrive qu'un saint peut posséder une grâce tellement abondante qu'elle suffit pour le salut d'un grand nombre d'âmes, que ne devons-nous pas dire de l'abondance de grâce qui a existé dans le Christ et dans sa très sainte mère, puisque cette abondance suffirait pour le salut de tout le genre humain ^.

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