‹ La doctrine sur la Vierge MArie, ou marialogie de saint Thomas d'AquinChapitre 61 sur 71 · Suarez, 1. c. n. 12 et · texte numérisé non relu

Suarez, 1. c. n. 12 et

In Maith., c. i7 (1. c). — In Joan., c. 19, lecl. 4, n. 8 (1. c); Exp. in Gai., 1, lect. o. Tout récemiueut oui soutenu celte opinion dominante pendant tout le moyeu âge et appuyée sur la plus ancienne tradition de l'Église : Palrizi : De Evangeliis, lib. 3, diss. 9, □. 13; Wiudiàchmanu : Explication de l'épUre aux Galates (Mayence 1843) pages 31-38; Rampf : L'Épitre de saint Jude (Soulzbach 1834) p. 3-30 et d'autres encore.

deux maris différenls de celle qui est appelée « l'autre Marie. » Toutefois il ne rejette pas l'iiypothèse dont saint Jérôme est l'auteur, et qui est confirmée par les résultats de l'exégèse moderne, selon laquelle Cléopas et Alphée sont un seul et même nom chaldaïque prononcé différemment.

Quoi qu'il en soit, il est permis d'affirmer que les prétendus « frères de Jésus » ne sont autres que les cousins du Seigneur du côté maternel; et dans le cas où Cléophas, l'époux de l'autre Marie, aurait été un frère de saint Joseph, l'époux de la sainte Yierge ^, ils seraient aussi les cousins du Seigneur du côté paternel ". Cette explication ne laisse rien subsister des difficultés nuageuses accumulées par l'hérésie dans le but d'obscurcir l'intégrité de la mère de Jésus. Il y a plus. Elle fait briller d'un nouvel éclat aux yeux de la foi confirmée par la science des textes la perpétuelle virginité de Marie.

1. D'après le témoignage d'Hégésippe cité par Eusèbe (kist. eccL, III, 11), saint Thomas désigne l'apôtre saint Jacques comme étant de la parenté de saint Joseph. Voilà pourquoi il serait appelé d'une façon toute particulière le frère du Seigneur : Dicitur autem frater Domini iste Jacobus specialiter inter alios suos consobrinos... quia Al[)ba;us pater ejus fuit de cognatione Joseph. Et ideo, quia Judaei cognationis lineam texere soient a maribns, et Christus putabatur filins Joseph, ut dicitur Luc, m, ideo specialiter dictus est frater Domini, et non alii, qui solum ex niatre conjuncti eraut ei. Accipitur auteui hic frater cognatione. In Gai., c. 1.

Page 1